Le défi de Dolly
La gazette n°19 | 1er Mars 2006 | Lu 972 fois | 3 Commentaires
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Dans son nouveau défi, Dolly a essayé pour nous d'être une vraie femme durant une semaine. Alors, pari tenu ou non ce mois-ci?
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Pour tous ces messieurs qui ignorent le temps que cela prend pour une fille de se laver les cheveux, de se maquiller, de choisir une tenue adéquate pour eux etc… bref de se faire belle simplement pour s’entendre dire : « et ben tu en as mis du temps » au lieu de dire : « tu es si belle ma chérie ». Oui pour tous ceux-là je me suis mise dans la peau de ces femmes qui consacrent leur vie à la beauté, qui s’entretiennent et qui sont en quête de reconnaissance.

Avant toute chose, il est donc inutile de vous dire qu’entre les produits de beautés et moi, ce n’est pas une histoire d’amour au quotidien. J’envie ces femmes qui arrivent chaque jour à passer des heures dans la salle de bain et arriver quand même à faire tout ce qu’elles doivent réaliser dans la journée. Surtout que la plupart des hommes ne remarquent jamais le détail qui nous a prit quatre plombes dans la journée. Alors, pour ne pas mourir bête, et pourquoi pas, prendre goût à cette philosophie de vie, j’ai accepté le nouveau défi : « être une vraie femme durant une semaine ».

Lundi matin, comme à mon habitude, aussitôt levée, je cours dans la salle de bain, je me lave les cheveux et je sors en vitesse de la douche, je dois aller travailler dans trois quarts d’heure. Train train habituel pour moi mais différent pour une autre. Car une vraie femme n’aurait pas agit de cette manière. Je n’ai apparemment pas le temps de me faire un masque, de surveiller ma pilosité, et encore moins de bien brosser mes cheveux qui resteront mouillés. J’aurai dû mettre le réveil une demi-heure plus tôt.



Je m’avale un petit déjeuner en vitesse avant de choisir les premiers vêtements que je trouve et je me maquille : un coup de crayon par là, un peu de mascara et hop je peux y aller. Résultat : c’est la cata pour cette première matinée. Je n’ai même pas prit le fameux petit déjeuner qui fait que je n’aurais plus faim pour le reste de la journée.

Dans la voiture qui me conduit au travail, je me rends compte qu’il n’y a pas que le matin, qu’une vraie femme doit avoir cette attitude si particulière, c’est toute la journée qu’elle doit s’y tenir. Alors je fais l’inventaire de toutes ces petites phrases favorites que je vais m’abstenir de dire ou ces attitudes masculines que je vais devoir cacher durant une semaine.
Bref, être une vraie femme c’est vraiment fatiguant! Voila le résumé de ma semaine et de toutes ces privations qui ont été très dures à vivre et qui me font comprendre pourquoi je ne suis pas une vraie femme :

- Mardi, chouette journée, je vais avec ma copine Aurore, qui elle est à 80% une vraie femme, à l’Open 13 de Marseille. Aujourd’hui sont en compétitions des français. Je me dis donc que je vais pouvoir crier et encourager mes compatriotes tricolores. Enfin, ça c’était avant de réaliser que cette semaine je n’étais pas moi-même. Alors durant la journée entière je suis restée les fesses sur mon siège comme une gentille poupée qu’on a posée et que l’on reviendra chercher dans quelques heures. Une question me vient alors : une vraie femme est-elle forcément belle ? J’espère le découvrir rapidement.
Pour le repas du midi, je fais une croix sur le jambon beurre mon sandwich de prédilection, mal vu dans la bouche d’une femme, j’opte pour une salade et une bouteille d’eau. Bon appétit !

- Jeudi, je me lève et décide de m’habiller enfin en jupe comme les vraies femmes. Première étape, accorder les collants avec la jupe et les chaussures. Quel temps de perdu ! Une jupe noire avec des collants noirs et hop c’est parti, je fais dans le classique. Une fois en jupe, on ne peut pas marcher comme on veut, ni décroiser les jambes de peur de se faire traiter d’allumeuse. Et puis, quand on s’habille quotidiennement comme moi en jeans t-shirt, les gens s’étonnent de voir ce changement radical si soudain. Alors vient le temps des réflexions qu’on n'a pas forcément envie d’entendre toute la journée. Pfou, je me rappelle encore de cette journée en jupe!



- Etant une grande gourmande j’ai dû durant toute la semaine faire attention à ce que je mange. Et cela n’a pas été chose facile. Une vraie femme se doit d’avaler des aliments saints parfois même immangeables. Imaginer si elle croise une amie avec à la main une bouteille de coca : le mythe s’effondre! Donc, la vraie femme doit toujours avoir à la main une bouteille d’eau minérale. Ca fait classe, ça fait simple, occupée bref c’est digne d’une vraie femme.

- J’allais presque oublier ce qui prend le plus de temps dans la vie d'une vraie femme : maquillage et coiffage ! Ces deux mots riment et je comprends pourquoi. Se maquiller quand on veut être une vraie femme demande deux choses : avoir une large gamme de couleur de blush, mascaras ou encore rouges à lèvres et un sens artistique hors pair. Car tout ne va pas ensemble mais cela pourrait faire l’objet d’un autre papier. Quant au coiffage, il faut qu’une vraie femme n’ait jamais de nœud, jamais de fourches, jamais d’épis et une coupe originale chaque jour : bref mission quasi impossible pour une fille comme moi qui déteste peigner ses tifs.
L’épilation, le soin des ongles, sont également vérifiés chaque matin et soir, au cas où un poil vous aurez échappé. Se mettre le matin des crèmes anti grise mine, le soir anti nuit agitée etc… sont un exercice qui deviendra une véritable manie.



- Une fois que la vraie femme est coiffée et maquillée, il faut qu’elle prenne encore du temps pour ses accessoires : top tendance en ce moment. Bien sûr, là encore, il faut qu’elle ait beaucoup de choix, car il ne faut pas qu’elle remette son collier fétiche tous les jours, et puis bien évidemment il faut que son collier soit assorti à son maquillage, ses habits et son humeur du jour. Bien sûr, la vraie femme prendra régulièrement le temps d’aller agrandir sa garde robe, de s’acheter un 28 ème collier ou une 34 ème bague. 

                 

- Malgré mes trois heures de sport hebdomadaire, je me suis forcée à faire tous les soirs 20 pompes, 50 abdos et 50 fessiers : résultat 45 minutes de plus de perdu et une fatigue supplémentaire. Dans une journée chargée comme celle d’une vraie femme, les 45 minutes de sport sont les 45 litres d’eau qui font déborder le vase !

Le bilan que je tire de cette semaine est le suivant : affreux ! Et encore, je ne vous ai pas parlé des relations qu’une vraie femme doit entretenir avec les autres !
Bref, coup de chapeau à ces femmes qui arrivent à mettre au point tout ce dont je vous ai parlé, car je suis sûre qu’il doit tout de même en avoir qui y arrive.
Personnellement, cela ne m’a pas donné plus envie de passer plus de temps dans la salle de bain, ni dans les boutiques et encore moins de me priver de chocolat ! J’ai trouvé amusant de se mettre tous les soirs des crèmes mais là encore la perte de temps ne vaut pas le coup. J’ai la chance, contrairement à mes amies d’être belle même sans crème ( je rigole !! Là j’agis vraiment comme une vraie femme ).
On verra bien si dans 3 mois, je continue encore à mettre des crèmes et réfléchir avant de me maquiller.
Bon, je crois que nous sommes d’accord, ce défi est complètement perdu !

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Dolly