Interview Clarika
La gazette n°26 | 1er Octobre 2006 | Lu 1357 fois | 3 Commentaires
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Sympathique, émouvante, attachante et drôle, la chanteuse se dévoile, parle de sa musique, de ses projets et de son rendez-vous parisien à l'Olympia où elle se produira le 25 octobre prochain.
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Que représente pour vous le festival de la chanson Française d'Aix en Provence?
Clarika :
J’avais déjà entendu parler de son existence depuis deux, trois ans mais sans plus et puis là, je débarque, c’est un peu une histoire originale pour moi, puisque je n’ai jamais été programmée ici. J’ai vu que le programme était riche en manifestations, je suis marraine de l’atelier d’écriture, la programmation est très éclectique, tout à l’air de bien se dérouler pour le moment.

C’est important pour vous de chanter en Français ?
Clarika : C’est important dans la mesure où ce n’est pas pour revendiquer quelque chose, j’aime beaucoup les autres langues mais le Français c’est la seule que je comprends, que je sais parler et donc pour moi c’est important de voir que ce que je transmets est compris directement par l’autre, surtout que dans mes chansons, les paroles sont importantes.
 




De quoi vous inspirez-vous pour écrire vos chansons ?
Clarika : De plein de petites choses de la vie, du quotidien, mes chansons me ressemblent, elles sont assez proches de ce que je peux vivre ou penser. C’est un mélange de tout cela ; après je fais ma propre sauce et je laisse ce que j’ai envie de dire.

Sur votre quatrième album, on note deux beaux duos, pouvez vous nous parler de ces rencontres ?
Clarika : Comme je dis souvent, c’est l’occasion qui a fait le larron. Michel Jonasz, je l’ai rencontré sur un festival, on a discuté, il a aimé mon travail et on a travaillé sur une chanson pour « Sol en Si ». C’était une belle aventure surtout que Jonasz, c’était un de mes chanteurs de chevet à l’adolescence. Pour Bernard Lavilliers, c’est moi qui lui ai proposé de chanter une chanson que j’avais enregistrée sur mon second album, j’avais envie qu’elle vive en duo. La chanson l’a touché et il accepté.

Quels sont vos futurs projets à court terme ?
Clarika : D’avoir une belle fin de tournée, j’ai déjà fait 70 dates et je repars pour environ le même nombre, j’ai l’Olympia le mois prochain et puis après, je vais travailler sur mon cinquième album.





Vous pensez déjà à votre prochain album ?
Clairka : Je commence à y penser, j’ai pas encore trop eu l’occasion de le faire, parce que quand un album sort, y’a la promo, la tournée etc.. j’ai beaucoup de mal à faire plusieurs choses en même temps. Je suis en train de me mettre dans l’optique d’écrire pour ne pas me retrouver sans rien au bout d’un an de tournée.

Vous serez bientôt sur la scène de l’Olympia, cette date est elle particulière pour vous ?
Clarika : J’en parlais justement avec Jean-Michel Boris (NDLR : Ancien Directeur de l’Olympia) qui me disait de surtout ne pas faire un spectacle spécialement pour cette occasion. On a tendance, quand c’est des grands rendez vous, de tout changer, mais je me dis que je ferai le même spectacle que d'habitude, à deux ou trois petites visites près, j’inviterai des gens. C’est sûr, dans un parcours de chanteur, cette date est très importante.

Avec quels artistes aimeriez-vous travailler ?
Clarika : Plein de gens ! J’ai surtout été marquée par Catherine Ringer qui pour moi, a un parcours fabuleux. Mais aussi des gens comme Souchon, y’en a plein en fait, mais ce qui est difficile c’est de trouver ce qu’on a à dire et comment on va le faire, pour les duos par exemple, trouver la justification du duo, je pense que cela se fera plus sur des occasions qui se présenteront comme ça.





Pouvez vous nous expliquer l’histoire de la chanson « Marco » ?
Clarika : C’est une chanson que mon compositeur attitré, Jean-Jacques Nyssen, puisque moi j’écris que les textes, a écrite en s’inspirant d’une lettre. En fait, Marc est un étudiant français qui travaillait à l’université de Bogota et qui a disparu dans la forêt Colombienne, au carrefour de trois pays. Comme c’est un simple étudiant, la mobilisation autour de lui est assez réduite surtout au niveau des autorités, c’est une petite goutte d’eau, une manière de faire parler de lui.

Que promettez-vous au public qui vient vous voir en concert ?
Clarika (Rires) : Du rêve, de la magie, de l’émotion, ça va être super. Du spectacle tout d’abord, si on connaît pas, le public va découvrir les chansons et l’univers. Et puis si on connaît, on est toujours surpris par le concert parce que c’est une approche différente. En général, les gens ressortent contents, ils ont été touchés, ils ont ri, en tout cas pour moi, c’est un vrai plaisir que j’essaye de faire partager.





Pour télécharger Marco (chanson libre de droits à faire circuler) : http://gaetlebrun.free.fr/accueil.htm


http://www.festival-chanson-aix.com/