Bilan défi Speed Dating
La gazette n°26 | 1er Octobre 2006 | Lu 1262 fois | 2 Commentaires
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8 mois après avoir visité le salon de l’érotisme, 7 après avoir essayé de devenir une vraie femme, 6 après avoir stoppé le chocolat et 5 après avoir fait croire que j’étais célibataire, la question se pose de savoir : dans quel état suis-je ? Réponse sur mes rencontres au speed dating.
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Par une belle soirée du mois d’avril, je décide d’accepter l’invitation d’une vieille copine ; ma bonté me perdra. Résultat, je me retrouve dans une soirée de célibataire. Devant moi, huit garçons ventent leurs mérites et essayent de se convaincre qu’ils sont chacun l’homme idéal. Je repars un peu perplexe, mais tout de même avec trois numéros de téléphone ainsi qu’une adresse mail. Cinq mois après, vous devez vous demander si je suis encore en contact avec ces messieurs ? Réponse ci-dessous.

Ah les rencontres ! Quand elles ne sont pas programmées c’est encore mieux. Dites, vous y croyez vous à l’amitié entre fille et garçon ? Jusqu’ici, moi non. Trop de sous entendus, d’ambiguïté dans des amitiés précédentes, on fait que je n’y croyais plus trop. Alors avant de répondre aux appels de Pierre, Paul ou Jacques, j’ai beaucoup réfléchi. Etant joueuse, j’ai pris le risque de donner suite, tout ça…. uniquement pour vous. Ben oui, si je ne les avais plus revu, il n’y aurait pas eu de suite et donc rien à vous raconter ce mois ci.

Damien, Julien, Olivier et Alessandro… S’il doit en rester qu’un seul, le choix est vite trouvé, rien qu’à la prononciation de son prénom je deviens toute folle. Le problème, parce que oui il y en a un, c’est que ces chers heureux élus ne savent pas que je ne suis pas célibataire. De plus, Damien, le mauvais dragueur et Alessandro, le viril rital se connaissent. On se croirait dans un film de Wes Craven. Quelle angoisse !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je décide d’attendre quand même trois jours, délais de rigueur pour ne pas passer pour une allumeuse. Entre envoyer un mail et un sms je décide de commencer par le mail. Julien, sera donc le premier à avoir de mes nouvelles. Je lui envoie un mail ni trop plaisant ni trop brutal, lui demandant juste si ce speed dating a été fructueux, lui rappelant quand même en deux mots, laquelle des filles j’étais. Sa réponse ne se fait pas tarder, trente minutes après, je reçois sa réplique. Il m’explique qu’il a trouvé une fille, qu’ils se sont revus hier soir et qu’il le sent bien. Et me demande si pour moi l’aventure a été semblable ? Je décide de saisir ma chance et de tout lui expliquer. Sa réponse arrive aussitôt : il se doutait que je n’avais pas flashé sur lui mais qu’en même temps il trouvait bizarre les questions que je lui ai posé. C’est vrai que je ne me suis pas intéressée à ses histoires de cœur passées.

Julien étant quand même assez discret sur sa vie privée et l’évolution de sa relation, je décide de ne pas lui proposer de se revoir même accompagné de sa nouvelle moitié. Depuis, cinq mois, nous nous envoyons de temps à autre des mails mais rien de plus. C’est sympa d’avoir fait sa connaissance mais je ne prendrais pas le risque de le revoir surtout si on a rien à se dire en fin de compte.



Deux jours après avoir envoyé le mail à Julien, j’envoie un sms à Alessandro. Je décide d’envoyer le même dans la foulée à Olivier.
Olivier me répond de suite, il me dit qu’il a fait chou blanc et me demande pour moi. C’est la réponse que j’attendais. Pas pour le chou blanc, juste pour le « et toi ? », je peux ainsi répondre la même chose que j’ai dite à Julien. Ma réponse reste sans nouvelle de lui. Je me dis, qu’il a dû se vexer. Le temps passe… toujours pas non plus de réponse du bel Italien.
Le lendemain, je me lève, un peu tard, certes, 11h33 et en allumant mon portable je découvre que j’ai deux messages dont un vocal. Folle de joie, je commence à lire le sms, par commodité. Olivier me propose d’aller boire un coup en ville, histoire que je lui explique mieux mon délire. J’y vais, se faire payer des coups à boire c’est toujours agréable.

Le message oral est d’Alessandro. Rien qu’à l’écoute de son accent, je suis en transe. Une bonne douche et cela ira mieux. Alessandro me raconte qu’il visite la France avant de commencer un travail dans la ville où j’habite en juin. Il me promet de me rappeler à son retour. Je rêve là !! Enfin, n’oublions pas que Jules m’attend à la maison.
Je m’apprête donc à revoir le fameux Olivier. Je ne vais pas à cette rencontre le sourire aux lèvres mais bon… J’arrive en retard exprès, il est déjà là, assis en terrasse. Il est habillé plus décontracté, me plait plus. Nous papotons pendant deux heures. Il a bien réagit à ma petite arnaque et au passage, me dis juste qu’il a trouvé ma copine trop superficielle. Je fais mine de m’étonner.
Bref, rendez vous sympathique mais que je ne pense pas renouveler. J’opte pour l’option mail. D’ailleurs, Olivier, travaille dur et à peu de temps à lui, c’est pour cette raison, me dit il qu’il est célibataire. Entre nous, je veux bien le croire, parce qu’en deux heures, j’ai pas trouvé quelque chose qui clochait chez lui. Aujourd’hui, Olivier et moi parlons de temps à autre par messagerie instantanée. Il n’a toujours pas trouvé l’amour et suite à deux autres speed dating peu glorieux a décidé de tout arrêter. Des intéressées ?



Le mois de juin arrive. La première quinzaine s’écoule et toujours pas de nouvelles de mon petit Italien. Vous noterez que je suis un chouya possessive. Et puis soudain, quand on ne s’y attend pas, l’appel arrive. Nous sommes le 21 juin et Alessandro me propose une invitation, non pas pour aller à la fête de la musique mais pour voir le match du lendemain Italie-République Tchèque. Et comme la vie est souvent mal faite, je ne peux pas répondre de manière favorable car je serai en cours. Néanmoins, je lui dis que dès que je finis je l’appelle pour le retrouver. Le lendemain, je fais ce que j’ai dit et me voilà en fin d’après midi à chercher Alessandro dans un pub. Il me dit qu’il sera accompagné et je m’imagine déjà entouré de Fabrizio, de Paolo ou de Marco.

Et quand je vous dis que la vie est souvent mal faite la preuve en est. Alessandro m’appel, je me tourne vers lui et là j’aperçois une jeune fille. Alessandro me présente sa copine Vera, une magnifique Suédoise, c’est sûr à coté d’une blonde, je ne fais pas le poids moi. Je sens que je vais passer une soirée moins marrante que prévu, j’essais surtout de l’abréger au maximum, les jeunes couples transi d’amour non merci.
Je quitte le couple international, un peu déçue. Je n’attendais rien mais bon, pour une fois que j’en avais trouvé un.
La coupe du monde et le beau parcours de mon cher pays de cœur nous donna l’occasion de nous envoyer de nombreux messages qui se sont réduits ensuite. Alessandro travaille dans une boutique ou je vais assez souvent donc je le croise de temps en temps. J’ai cru comprendre qu’il retournerait dans son pays d’ici noël.

Quant à Damien, je pense que si vous avez suivi l’épisode précédent, vous savez sûrement que je n’ai pas eu l’envie de revoir ce dragueur de base. Entre nous, je ne sais vraiment pas de quoi nous aurions parlé et lui révéler à lui aussi que j’étais casée aurait relevé du suicide. Et puis, je vous avouerai qu’entre les Damien et moi, cela a toujours été synonyme de tempête. Alors, n’attisons pas le feu pour rien.

Je dirai que finalement cette expérience a été assez marrante à tous les niveaux. J’étais un peu mal à l’aise dans un premier temps puis une fois ces rapides rencontres passées j’ai trouvé cela assez drôle. J’ai également pris plaisir à rencontrer certains d’entre eux dans un contexte différent et surtout de parler, d’échanger des idées ou simplement de délirer avec d’autres par mail. Je ne le referais pas mais je ne le regrette pas non plus.