Ce mois-ci : Jessie de Stephen King
Quand Gérard propose à Jessie de l’attacher au lit avec des menottes, Jessie se prête au jeu, habituée aux bizarreries sexuelles de son mari, mais une fois attachée le cœur n’y est plus. Alors elle se rebelle, se débat et avec une telle violence qu’à présent Gérard est étendu sur le sol, mort. Pour elle, nue et enchaînée dans une maison loin de tout, un cadavre à ses pieds, c’est l’horreur qui commence. Pour nous c’est l’assurance d’un terrifiant voyage dans le subconscient d’une femme torturée.
Si pour certains Stephen King est à juste titre le maître de l’épouvante, pour d’autres il est ringard, d’autant plus que les nombreux téléfilms basés sur ces romans sont plus risibles qu’effrayants. Avec Jessie, on découvre un autre Stephen King, qui ne joue plus avec notre phobie de l’inconnu mais avec nos nerfs. L’écriture est crue, aiguisée, l’histoire inattendue, et l’angoisse y est saisissante : les gestes les plus banals prennent des proportions démesurées, de quoi nous faire savourer notre mobilité…
Un des plus boulversant huits clos que j'ai pu lire, à présent à vous de juger!
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