100% Québek !
La gazette n°6 | 1er Février 2005 | Lu 958 fois | 0 Commentaire
Sommaire
  
J'ai tendance à confondre deux mots en québécois. "Pitoune" et "Poutine". Le premier signifie deux choses, une fille jolie mais pas très fut-fut et l'étendue de bois descendant la rivière... L'autre mot n'a aucun rapport avec un possible chef d'Etat à tendance communiste, mais alors c'est quoi ?
A lire aussi
Gloire à toi…



Oh! Poutine, toi qui est notre emblème. Qui nous représente fièrement, nous, les Québécois et Québécoise… Hey Non… Ce n’est pas les frites belges, mais bien un mélange de sauce brune, crottes de fromage et bien sûr… des frites ! Si un jour, vous vous demandez « Qu’est-ce que je pourrais bien manger aujourd’hui !?!? » Et que vous voulez expérimenter quelque chose de différent, cet article est pour vous !


Historique

La poutine, comme vous avez sûrement remarqué, est un mets typiquement québécois. Bourré de mystères, ce mets n’a pas vraiment d’origines précises. Plusieurs personnes croient que ce « merveilleux mélange » aurait été l’idée d’un client, Jean-Guy Lainesse, du restaurant « Le lutin qui rit » (nom à coucher dehors…) à Warwick, au Québec, vers les années 50. Le propriétaire de ce « Snack » s’appelait Fernand Lachance. Alors, le consommateur en question aurait demandé, si on en croit ce récit, ce que serait la première poutine. En d’autres mots, des frites servies avec de la sauce brune et ce fameux fromage en crottes.

D’autres « historiens » expérimentés dans ce domaine croient que c’est un certain monsieur prénommé Jean-Paul Roy, habitant de Drummondville (toujours au Québec) qui aurait inventé la poutine en 1964. Le restaurant où il était propriétaire du restaurant « Le Roy Jucep » et c’est lui qui, semble-t-il, aurait popularisé la poutine, alors appelée «fromage- patate-sauce » (comme c’est original me diriez vous…) Ce cher monsieur servait ses frites avec la sauce qui était à part, dans un petit pot. En plus de cuisiner des supers mets très gras, il vendait dans un coin à part de son resto du fromage en grain. Trois clients, adeptes au « Roy Jucep », ajoutaient à leur frites, la sauce et bien sur les p’tites crottes de fromages. Alors, le propriétaire commença à faire le mélange lui-même et le mettre sur le menu. Puisque écrire « fromage- patate-sauce » était trop long pour les serveuses, elles firent une « rébellion » (na… ça c’est moi qui l’ai rajouté… Pour mettre un peu de piquant… ) et décidèrent de nommer ce mets « Pouding ». À cette époque, c’était les grands-mères qui avaient l’habitude de nommer « pouding » n’importe quel mélange. Au fil du temps, le nom pouding fut déformé et devint… Poutine !

Le cuisinier de du restaurant avait comment surnom : Ti-pout. La farce la plus à la mode auprès des serveuses était de dire : « Allez Ti-pout ! Fais-nous de la poutine ! » Et le nom poutine est né… Devenant l’emblème des Québécois avec le temps ! (sans oublier les fameux Caribous… Je vais faire un article plus tard sur eux…)


Recette (juste pour vous!)

C’est pas ben ben compliqué… vous prenez :

Ingrédients :

- Des frites (peu importe la grosseur, la longueur, la texture… tant que ces des frites !)
- Du fromage (le meilleur c’est St-Albert… Mais bon ça se vent juste au Québec… Vous pouvez prendre n’importe quelle sorte… Ça change rien !)
- Et de la sauce (barbecue, au bœuf, Tabasco… Pour les plus aventuriers, bref tout ce qui peut ressembler à de la sauce…)



Les étapes :

- Mettre les frites dans un bol (faites attention à ne pas vous brûler…)

- Verser la sauce si délicieuse sur les frites (ça commence à devenir bon… !)

- Mettre le fromage en crotte (attendre que le fromage fonde un peu…)

- Manger, déguster (c’est le meilleur moment !)


Pour essayer quelque chose de différent, vous pouvez changer la sauce pour de la sauce à spaghetti. Alors, on appelle maintenant ce mélange de la « Poutine italienne ! » (faut avouer que c’est vraiment original…)


En conclusion, si vous voulez goûter à de la vrai poutine, venez faire un tour au Québec ! Elle a beaucoup voyagé ! On peut la retrouver à Toronto, en Floride et même au Venezuela. Vous pourrez trouver plein de variétés. Il en aura sûrement qui saura vous séduire. Sur ces derniers mots je vous dis « Bon appétit ! » et … VIVE LA POUTINE LIBRE !

ATTENTION !!!

Ne vous fiez pas à l’apparence ! Ça peut vous donner le goût de ne plus en manger… Quelle chance que vous allez manquer !