Pedrito et Kitsch
La gazette n°8 | 1er Avril 2005 | Lu 1796 fois | 0 Commentaire
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A la découverte des métiers de chacun... Ce mois ci, le métier de vendeur de galettes, mais numériques ! Pour ce faire prenez une Kitsch et un Pedrito et hop une interview sur cette profession !
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Vous ! Vous aimez la musique n'est-ce pas ? Elle vous enivre, vous transporte dans un monde magnifique que vous aimez tant... oui mais voilà ! Vous vous contentez de l'écouter ou de gratouiller en rêvant d'en vivre. Et bien Pedrito, lui a osé et a fait de la musique son métier à plein temps. On vous explique ? Allez... Attention ! Interview !

Salut Pedrito ! Alors, tu as choisi ton métier en fonction de ta passion pour la musique, tu peux nous expliquer celui-ci ?

Ma passion pour la musique remonte, comme pour la plupart des gens à l'adolescence. Sauf que la discothèque de mon père était assez fournie et assez éclectique.
Mon métier est assez simple et assez original, en même temps. Le fait d'être vendeur dans un magasin, sur les marchés et sur le net me permet d'avoir l'impression d'exercer trois boulots distincts. Sachant que nous sommes autant vendeurs qu’acheteurs. C’est pas compliqué : le vendeur au magasin doit être aimable, le vendeur sur le marché doit avoir le feeling avec les gens, les situations, la météo et son stock de disques. Et le vendeur sur le net doit passer son temps à créer des fiches produits et à trouver des bons plans pour vendre tel ou tel disque.



Et comment t'es venue l'idée d'exercer cette profession ? Tu as toujours voulu faire ça ? Tu te voyais devenir quoi quand tu étais petit ?

A l'époque (1998), je bossais dans un atelier de peinture à St-Quentin la Poterie et était vendeur dans un magasin d'artisanat à Uzès.
Mon métier, je ne l'ai pas vraiment choisi. J'ai commencé à vendre sur les marchés l'été pour me faire de l'argent de poche en 1990, et voilà, ça fait 15 ans que ça dure...! A la différence énorme que je préfère vendre de la musique plutôt que des brules-parfums en céramique !!!


Tu es à ton compte ou tu travailles pour quelqu'un ?

J’ai toujours bossé pour des vieux de la vieille et mon patron actuel a commencé à mettre en place sa tournée de marchés en 1982, a ouvert son magasin en 1992 et son stock virtuel (sur le net) en 2002. Nous sommes quatre à bosser dans l’équipe. Je m’occupe essentiellement du net, c’est pour cela que vous me voyez sur certains forums !

Mais comment ton patron a mis en place ce système d'itinérant ?

Pour mettre ce système en place, il aura fallu à mon patron beaucoup de patience, énormément de courage et surtout un maximum de foi. Pour continuer à vendre du disque en indépendant aujourd’hui, faut être costaud !


Quel accueil te réserve-t-on généralement sur les marchés ? (amusement, curiosité...) Tu as une anecdote particulière à nous raconter ?

La première constatation, c’est que la plupart des vendeurs de cd ambulants font fuir tout le monde avec leur bruit infect…
Heureusement, en ce qui nous concerne, on ne passe jamais de techno-dance, on est plutôt là pour faire découvrir la musique aux passants que de passer des trucs que tout le monde connaît ! D’où l’intérêt de ce métier.
En général, on nous réserve un bon accueil, il faut souligner que l’équipe fait certains marchés depuis plus de vingt ans toutes les semaines. Ce qui fait que nous avons une clientèle d’habitués. De plus, nous sommes implantés dans une région touristique, ce qui fait que nous mettons les bouchées doubles en été, ce qui est très rare dans la profession de disquaire.
Une anecdote particulière à vous raconter ? Ouais, un truc qui restera gravé dans ma mémoire jusqu’à la fin de ma vie : la journée du 15 août 2003. Le jour où l’embrayage du camion a lâché juste au moment de remballer. Un jour férié en plein mois d’août et, qui plus est, un vendredi. Que du bonheur ! Après moult péripéties je suis arrivé à ma maison à 23 heures au lieu des 17 habituelles.


Explique nous ta journée-type !

Ma journée type au magasin ? Une histoire d’amour avec Netscape… Non, une pile de CD ou de Vinyles, un ordinateur connecté et les yeux rivés sur l’écran. Ensuite, il y a l’atelier colissage pour les ventes faites dans la journée sur le net. Un déplacement régulier à la Poste avant 16 heures 30.
Une journée type sur un marché est totalement différente. On se lève tôt, il faut aller chercher le camion au garage, faire le trajet... Arrivé sur les lieux, on marque sa place, on prend un super petit déjeuner. Après, il faut déballer, sortir la tonne de matos du camion, mettre en place le stand, faire en sorte que les platines soient branchées vers 9 heures. Et c’est parti pour la matinée ! Ensuite viens le moment fatidique, le remballage, moins long mais plus pénible.
Ensuite il faut rapatrier le camion au garage, faire le réassort, donc passer au magasin, faire bla-bla… et voilà !


Ton travail instaure une relation particulière avec le client ? Si oui, laquelle ?

Je pense que c’est comme dans tous les secteurs de la vente. Il s’agit essentiellement de feeling avec les gens. Sachant que la relation est privilégiée sur les marchés car elle est plus directe. Il est vrai aussi que dans une ville de 50000 habitants, tu es vite repéré et que l’étiquette professionnelle te colle à la peau. Il n’est pas rare que l’on me parle de commandes passées le soir dans les bars, restos où salles de concert que nous fréquentons…


Quel conseil ou mise en garde tu aimerais donner à ceux et celles que ce métier intéresse ?

Le conseil ? Vaut mieux vendre des téléphones portables, c’est plus rentable !!! Le conseil, mais c’est comme dans tout commerce, il faut savoir vendre, mais surtout savoir acheter et le plus important : être bon gestionnaire !

Pour plus d'informations jettez un oeil sur le site !
http://www.musicales30.com