
Louis Chédid "père de" m'intrigue depuis des années. A peine sortie de l'adolescence, je goûtais les délices de "Youpi" en 1993, et découvrais les mystères du Chédid à Taratata et ce duo délicieux avec Romane Bohringer. "Roulez jeunesse" qu'ils nous disaient !!! Je ne pouvais en rester là ! Quelques années après, et un peu plus de sous en poche j'achetais son double DVD, le bonhomme n'avait pas changé, taquin, attentif, professionnel, combatif (il faut le voir seul face aux milliers de « vieilles charrues » haranguer la foule et sa jeunesse (allez roulez jeunesse) – encore – Je ne suis pas de près sa carrière, mais j’ai toujours une oreille pour ce qu’il fait et devient. C’est l’effet « Youpi », sans doute !
Me voilà donc ce jeudi 24 juin 2004, la Fnac organise un concert événement boulevard des Italiens à Paris, gratuit pour ses adhérents, et les malins qui se sont procurés le journal « 20 minutes ». 20 heures, c’est la queue dans la rue, on s’engouffre un par un, carte en main, surprise, un cocktail nous attend, petits fours et punch. Je me précipite … vers les assiettes (il faut comprendre aussi, c’est pas tous les jours FETE dans ce magasin), à peine rassasiée je prend place devant la scène, qui n’en est pas vraiment une, juste un tapis coloré posé au sol, au même niveau que nous. Le public choisit son camp, devant assis en tailleur ou sur les marches un peu derrière. Très discipliné, tout le monde s’assoit dès de le premier morceau, ambiance bon enfant !!! Même la sécurité se relâche, un gars de la Fnac debout, devant la scène à gauche, n’a pas éteint son talkie walkie, en plein milieu d’un silence, son talkie joue la walkirie (allo allo /) l’occasion pour Louis Chédid de se moquer un tantinet (il faut éteindre les portables Monsieur).
Déjà 15 minutes de concert, Louis nous a présenté quelques morceaux de son nouvel album (comédie humaine, deux ou trois choses) , il est accompagné par 4 musiciens: Nico (guitares) et Doc Muller (batterie), rescapés de l’aventure Astonvilla, Antoine (guitares) et Martin (basse), à qui, à la demande de Louis, le public a déjà donné des petits noms, Nico dit D’Artagnan, Antoine dit St Exupéry, Martin dit Tom Cruise, et Doc dit Yul Bruner. Il parle beaucoup avec nous. Il écoute aussi, à la demande « dis tu nous ferais pas une compote ?» une quoi ? « une compote », il s’exécute et nous livre sa version Fnac de la chanson de la compote. A la question vous habitez où ? s’enchaîne un mini quizz chanson … ma famille habite dans le loir et cher … Tout le monde est de bonne humeur, je hurle « New York ». Il n’empêche entre 2/3 déconnades, Louis, grand pro, nous joue ses tubes, « Anne ma sœur Anne », « Ainsi soit t-il », « T’as beau pas être beau », « La belle », et pour finir « triste et malheureux comme la pierre » Je suis aux anges, conditions idéales, un seul regret il part sans nous jouer « God save the queen », pourtant sur sa setlist.
Si vous attendez que je dise du mal de Louis Chédid, c’est râté, j’ai beau chercher, je n’arrive pas à trouver une critique que je pourrais motiver sérieusement, à part peut-être les nouveaux morceaux qui manquent un peu de pêche, et encore, Louis père n’est pas un métalleux, hard rockeux à la base. 1 heure plus tard, derniers rappels, derniers applaudissements, chacun range ses petites affaires, je n’ai pas revu Louis après, mais je ne l’ai pas cherché ni attendu non plus. Bonne affaire pour la Fnac, les derniers clients en profitent pour faire leurs courses du soir, les caisses sont encore ouvertes !!! Je quitte les lieux, un dernier petit four en bouche, le tapis rouge est du plus bel effet, une photo souvenir, c’est un concert de plus qui se termine, et d’autres à venir !!!