Nouvelles du monde… - Les femmes au Bangladesh
La gazette n°2 | 1er Octobre 2004 | Lu 1520 fois
Nombreux sont les pays où les droits de l’Homme et surtout ceux des femmes sont bafoués. Sujet peu évoqué dans les médias, comme tant d’autres. Nous repartons loin de chez nous, au Bangladesh. Binette nous parle de la vie terrible affligée aux femmes dans ce pays.
Les femmes au Bangladesh


Le Bangaldesh, situé à la frontière Nord-Est de l'Inde, a dépassé depuis longtemps le seuil de la pauvreté. Sous couvert de traditions patriarcales ancestrales, les femmes n'y sont quasiment pas considerées. Elles appartiennent tout d'abord à leur famille, puis à leur mari.

Il faut savoir que dans ce pays, avoir une fille n'est pas une grande joie pour les familles. En effet une fille ne rapporte pas grand chose, et pour la marier il faut verser une dot. Elles n'ont quasiment pas accès à l'éducation et une grande majorité d'entre elles est illettrée. Les bébés de sexe féminin sont souvent tués, ou elles sont vendues par leurs parents aux pays pratiquant le tourisme sexuel mais le drame de ces femmes ne s'arrete pas là.

En effet, il est monnaie courante de vitrioler les femmes. Pour avoir refuser un mariage, des avances sexuelles ou même pour des petites querelles de voisinage, elles sont agressées, on leur verse de l'acide sur le visage. Il s'agit d'acide sulfurique ou nitrique que l'on peut se procurer facilement en allant chez un bijoutier (certains refusent, mais d'autres se laissent acheter sans trop de résistance pour l'équivalent de 50 centimes d'euro le flacon). Suite à ces agressions, certaines meurent, les autres seront défigurées, voire aveugles si les yeux ont été touchés. Il s'agit là de supprimer la beauté à une femme. Si elle ne peux pas être à l'homme qui la veut, elle sera défigurée et ainsi ne pourra pas être à un autre homme. Il arrive que les femmes soient agressées pendant leur sommeil, et comme elles dorment avec leurs bébés, ceux-ci sont touchés également.

Leur seul secours ? l'hôpital des survivantes à l'acide, majoritairement subventionné par des dons d'associations et de particuliers. Là-bas, elles sont soignées, opérées (greffe de peau quand c'est possible), et certaines réussissent à se réintégrer dans la société en travaillant. Et même parfois elles se marient.

Aujourd'hui de plus en plus d'hommes sont touchés aussi, environ un tiers des victimes.

Légalement les agresseurs risquent la peine de mort ou la prison à perpetuité, mais les lois sont rarement appliquées, la corruption aidant.


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