
Tout le monde se met à l’heure Chinoise, Marseille est jumelée avec Shangaï, Lille2004 se croit à Pékin et un feu d’artifice d’expositions dans notre capitale. Pourquoi ? Parce que d’octobre 2003 à octobre 2005 nous fêtons l’amitié franco-chinoise dans le cadre de l’année de la chine. http://www.anneedelachine.org
L’occasion pour nous de découvrir la littérature asiatique à travers trois livres :
« Balzac et la petite tailleuse Chinoise » de Dai Sijie (Coup de cœur)
(Ed. Gallimard - 4.60 euros)
Dans la chine de Mao, deux étudiants découvrent une valise pleine de romans : Balzac, Hugo, Stendhal, Tolstoï et bien d’autres... Évidemment interdit. Cette découverte changera leur vie, la fille du tailleur aussi.
Ce roman magnifique est un incontournable, le décor y est planté pendant « la révolution culturelle ». Nos héros sont envoyés dans un camp en pleine campagne, soi-disant que le contact avec le dur labeur en milieu paysan est idéal pour la rééducation des intellectuels, c’est Mao qui le dit. Les intellectuels risquant de corrompre celui-ci.
Ce roman léger où les mots glissent comme l’eau d’une fontaine zen, en plus d’être bien écrit est un témoignage de cette époque sombre de la Chine. Certains dirons que l’écriture est un brin naïve mais qu’à cela ne tienne. On pénètre dans l’histoire, les pages défilent, on se prend à rêver.
Ce livre est avant tout la preuve du rôle de la littérature dans la réflexion personnelle et l’ouverture de notre regard sur le monde extérieur... Nos aventuriers eux n’ont pas eu cette chance.
« Le maître de Fengshui perd le nord » de Nury Vittachi
(Ed. Picquier - 19.00 euros)
…Lorsqu’un bon malaisien veut tuer quelqu’un sans traces il doit aller vers l’est. L’histoire ce déroule à Sydney, ici le plus mauvais Fengshui règne…
Son nom est Wong, C.F. Wong. Sa mission : rétablir l’harmonie entre les quatre éléments dans les maisons riches de Singapour. Mais, malgré son énergie et sa grande philosophie, ce maître dans l’art du fengshui a bien du mal avec le monde moderne, puis vient Joyce l’assistante australienne qui débarque dans sa vie avec tous ces travers de citadine. Tout serait plus commode s’il n’y avait pas un fantôme dans le cabinet du dentiste, un incendie en préparation et une menace de mort sur une jeune chinoise.
Ce polar donne envie de visiter Singapour et vient nous détendre, c'est un mélange savoureux d’humour et de philosophie asiatique. Suivez le détective maître dans l’art de ranger sa maison.
« Maxime et pensées » de Confucius
(Ed. Rocher - 6.30 euros)
- «Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent avec vous »
- «Celui qui déplace la montagne est celui qui commence à enlever les petites pierres »