Interview - Yann professeur de Piano La gazette n°1 | 1er Septembre 2004 | Lu 5133 fois
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N'avez vous jamais regretté de ne jouer d'aucun instrument ? Il n'est peut-être pas trop tard pour vous trouver un prof et vous lancer sur vos premières mesures. Un prof, nous en avions un sous la main alors plutôt que de le disséquer nous l'avons interviewé pour qu'il nous parle de sa passion. |
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Il s’appelle Yann, il a 30 ans et habite les Sables d’Olonne. Squatteur du forum ditaime.com depuis 7 mois, il signe son pseudo à la pointe de sa tong bleue d’un K qui veut dire Kevoy. Pourquoi, me direz-vous, le choisir comme premier interviewé de la gazette? Et bien plus qu’amateur de musique, il en est professionnel… une bonne raison, non ?
Salut Kevoy ! Petite traduction de ton pseudo?
Ca ne signifie pas grand chose au fond... c'est un mot inventé, que j'emploie avec quelques amis pour designer de coté positif d'une chose d'une situation...l'origine exacte du mot, je ne sais plus...pas certain qu'il y en ait une d'ailleurs.
Tu es professeur de piano. Quand as-tu commencé à jouer de cet instrument ?
A cinq ans. Je n'ai pas de souvenirs très clairs de ce moment d'ailleurs. C'était un professeur particulier, mais j'étais très jeune, ça n'a pas duré...ensuite on m'a inscrit en école de musique.
Poussé par tes parents ?
Il parait que non, mais là encore je ne me souviens pas très bien...d'après mes parents, j'aurais demandé à jouer du piano...ça doit être vrai. En tout cas je n'ai jamais eu de pression de mes parents pour continuer absolument dans cette voie...
De quand date ton envie de devenir musicien professionnel?
Ah, ça c'est plus récent, je me souviens très bien. Je devais avoir 11 ans et je suis tombé sur un concert à la télévision, c'était le pianiste de jazz Martial Solal. Je suis resté scotche devant, et je me suis dit "ça sert à rien de jouer du piano si c'est pas pour jouer comme ça"...plus tard j'ai changé d'avis...mais ça a été l'élément déclencheur...je me souviens aussi de ma mère qui m'a regardé l'aire horrifié en disant "tu trouve ça bien toi?"...ben oui, je trouvais ça bien moi.
Quel a été ton parcours pour devenir professeur de piano ?
Apres l'école municipale de musique des Sables je suis allé prendre des cours avec une (très) vieille professeur de piano qui vivait à une quarantaine de kilomètre de chez moi...elle avait été élève de Carl Orff, le compositeur des Carmina Burana, entre autre, (c'est dire qu'elle était âgée) et elle avait des méthodes assez...musclées diront nous, la vieille école, et ce n'est pas une image que de dire qu'elle me menait à la baguette. Mais j'ai énormément appris à son contact et notamment sur le plan technique, elle était d'une exigence... puis parallèlement j'ai préparé un Bac musique avec horaires aménagées (je ne sais pas si ça existe encore) que j'ai décroché en 1991. De là, j'ai enchaîné sur la faculté de musicologie, où je suis resté quatre années. Le conservatoire de Tours et la faculté étaient réunis en une seule structure. Les étudiants faisaient donc partie des deux structures à la fois, en général... ce qui présentait l'avantage et l'inconvénient de vivre en vase clos, parmi les musiciens. A cette période c'était musique du matin au soir , harmonie, histoire de la musique, solfège, bien sur, instrument, chant, direction de choeur, jazz, musique traditionnelles, tout y passait, c'était passionnant! Ensuite j'ai commencé à tourner de manière disons professionnelle, d'abord dans des formations plutôt "variété" puis "jazz"...mais je dois dire que je n'ai vraiment commencé à apprendre à jouer "du jazz" qu'au contact de jazzmen confirmés, en allant au contact... c'est très particulier, le jazz, on peut l'apprendre dans les livres bien sur, mais si on ne va pas "au contact, on passe à coté de tout le côté spirituel du jazz...aujourd'hui j'incite mes élèves à jouer en public des qu'il le peuvent, et à aller se frotter à des musiciens qui leurs sont bien supérieurs...il faut mettre son ego de côté dans ces moments là...les musiciens ne sont pas tendre avec les petits nouveaux en général dans le milieu du jazz...mais c'est plus pour tirer le nouveau vers le haut que pour le descendre...
On parlait de l'influence potentielle de tes parents sur ta carrière. Mais toi as-tu rencontré des parents qui ont littéralement poussé leur enfant à tes cours ?
Oui, bien sûr...mais il y a deux types de parents qui poussent leurs enfants à faire de la musique. Les premiers sont ceux qui ont été frustrés de ne pas pouvoir en faire etant gamins et qui, plutot que de s’inscrire eux memes, choisissent d’inscrire leurs enfants... un sorte de transfert finalement, pas tres sain pour le gamin puisqu’on peut imaginer que cette attitude parentale ne se limite pas à l’etude du piano. Les parents de la secondes categorie sont ceux qui m’insupportent le plus, ceux qui casent leurs enfants à peu pres partout, à savoir au foot, à la poterie, au judo, au tennis, et au piano...bref tout pour ne pas avoir leur gamin sur les bras les jours où il n’y a pas école...et ceux là, je peux vous dire qu’il y en a un paquet...
Je suppose que si c'est le cas, la motivation des élèves doit être plus que minime...
Et bien ca depend enormement de l’attitude des parents finalement... il est evident que si l’enfant n’a pas emis le souhait de jouer du piano, il ne va pas se defoncer d’emblée pour reussir à progresser rapidement... Mais parfois, la decouverte eveille une passion, j’ai plusieurs eleves dans ce cas. Mais les parents ont été tres presents dès le debut de l’apprentissage de ces eleves...alors que si les parents ne sont pas là, à ses cotés pour le soutenir un minimum dans son travail (la presence à coté du piano suffit tres souvent, valorise le travail de l’eleve), il est clair que l’evolution sera tres lente, voire absolument nulle... car un prof ne peut rien, mais alors absolument rien faire si l’eleve ne fourni pas un minimum de travail personnel. Ca semble etre une evidence, mais pas pour tout le monde apparement... je me souviens d’une altercation avec une mere d’eleve venue me reprocher que sa gamine n’avancait pas dans l’etude de l’instrument... en questionnant à plusieurs reprises l’enfant (qui avait 7 ans) pendant les cours, j’ai decouvert qu’elle travaillait seule à la maison...on ne laisse pas une enfant de 7 ans bosser toute seule son piano, il faut vraiment etre stupide pour ne pas comprendre cela. J’en ai donc fait part à plusieurs reprises à la mere de l’eleve...mais rien n’a changé, cette dame n’avait probablement pas un petit quart d’heure par jour ( ce qui aurait suffit dejà...) à consacrer à son enfant...et la voilà qui venait me faire des reproches! là c’etait trop... je lui ai demandé de quitter ma salle de cours et n’y plus revenir.
Tu as dû rencontrer des élèves motivés... mais que dis-tu à un jeune qui ne semble "pas fait pour le piano" (pas d'oreille musicale en particulier)? d'ailleurs, as-tu une définition, des critères, du talent?
“Pas fait pour le piano”, je ne vois pas ce que ca veut dire, en fait...à moins evidement d’une malformation des mains, vraiment... tout le monde peut jouer du piano, il n’y a pas d’élus... maintenant ce qui change c’est la vitesse d’assimilation des differentes notions et sensations qui font evoluer l’eleve...et là, effectivement ca peut aller du simple au décuple, voire plus... la premiere chose que je verifie avec un nouvel eleve, c’est sa perception rythmique (car c’est la base de la construction musicale) je met donc un metronome en marche, et je demande à l’eleve de frapper dans ses mains en meme temps... ce qui est extremement simple pour la plupart des gens, mais pour quelques autres ca pose vraiment de gros problemes... j’ai alors recours à tout un tas d’exercices pour leur faire percevoir “la pulsation”... car sans la pulsation, il est absolument impossible d’apprehender un morceau, puisque tous les rythmes vont se greffer sur cette sensation interieure (vous savez, le 1.2.3.4. que donne le batteur avant de partir)... et en general à force de travail de l’eleve, ca se debloque... l’oreille musicale, ca se cultive progressivement, c’est extrement rare d’avoir cela de maniere innée... non vraiment, la seule chose qui peut faire que l’apprentissage de l’eleve soit un echec, c’est l’abandon de celui ci...mais si il parvient à tenir le coup, le temps d’assimiler ces fondamentaux qui lui posent probleme (et là, le professeur à un role de remotivateur permanent, c’est clair), alors c’est gagné...apres il reste à suivre le chemin, plein d’embuches bien entendu, mais tellement enrichissant... et pour moi, en tant que prof, c’est une telle satisfaction que de voir un eleve stupefait de ce qu’il vient de parvenir à faire...cette lumiere là dans leur regard, je la guette, car je sais que le jour où elle arrive, alors le vrai apprentissage peut commencer...
Etre musicien était un moyen de draguer (comme tout bon musicien qui se respecte) ?
Oui, bien sûr... à l'école, il y a les durs, les clowns, les intellos, enfin toute une galerie de portraits qui existent comme ça au travers de leur fonction au sein du groupe... et forcement ça ouvre des perspectives avec les filles...moi je n'étais rien de tout ça, je me suis dis que ça ne serait pas une mauvaise idée de me servir de la musique pour draguer...mais ça n'a jamais vraiment fonctionné en fait...
Plus sérieusement, tu as dit un jour « La culture est aussi faite pour être partagée, l’élitisme, c’est garder pour soi ». C’est pour partager que tu es devenu professeur ?
Oui. C'est comme pour la scène d'ailleurs, simplement tu ne partages pas les mêmes choses...sur scène tu partages des sensations, des instants...en cours tu partages une expérience, un savoir...c'est très complémentaire. Je ne conçois pas qu'on puisse enseigner un instrument sans faire de scène par ailleurs, quel que soir le style de musique de prédilection...ça revient à s'amputer artistiquement et spirituellement.
Quel matériel utilises-tu ?
Autant que possible, uniquement un piano. Il procure des sensations uniques qu'aucun instrument électronique ne parviendra jamais à égaler. Ca vibre dans tes doigts, c'est chaud, c'est très sensuel finalement...Maintenant, il est toujours compliqué pour des petites productions, et à fortiori pour aller jouer dans des bals, ça va de soi, de déplacer un vrai piano...il faut en prendre son parti et faire avec...j'utilise un clavier maître Studiologic, le toucher est correct et l'instrument est assez léger pour un clavier de cette taille. Pour les sons de piano, j'utilise un Micropiano Kurzweil, c'est assez commun chez les pianistes en déplacement...un expandeur assez ancien mais qui tient encore la route. Niveau claviers, tout dépend des besoins...je dispose d'un Korg 01W, un DX7, un CS1X très simple et rapide à programmer, même si les osons sont pas extras, un technics KN 6500 qui procure de très bons sons et très variés, et dans ma salle de cours un Piano acoustique et un clone d'orgue Hammond très réussi mais intransportable. De toute manière je ne joue pas de pédalier, je ne l'utilise donc que pour faire mes maquettes de chansons...Je travaille sur Cubase ce qui est assez commun pour réaliser des maquettes, et je dispose également d'un petit huit pistes numériques Fostex que j'utilise pour aller chercher des prises de sons quand le musicien ne peut pas se déplacer, ou est loin...c'est assez pratique.
Des conseils pour nos lecteurs qui voudraient suivre ta voie ?
Comme pour toutes les voies je pense...bosser. Et ne pas s'embarquer dans des projets qui ne tiennent pas la route, ne jamais négliger le coté humain de l'histoire...un groupe ne tournera jamais correctement si il règne un ambiance épouvantable...enfin c'est difficile en tout cas. Pareil pour les cours, tu peux être un très bon prof, techniquement, si tu es exécrable humainement, tu ne gardes pas un seul élève et pire que ça, tu les dégoûtes de la musique.
Que penses-tu des méthodes pour apprendre à jouer d’un instrument via DVD ? par exemple Matthieu Gonet de la star academy… (malheureusement oui la preuve http://www.dvdcritiques.com/critiques/dvd_visu.aspx?dvd=1734 )
Je ne connais pas.... on peut toujours essayer d'apprendre seul ou avec ce genre de méthode, qui aident de toute manière...mais ça ne remplace pas la présence d'un prof, ça c'est certain... ne serait ce que pour les aspects techniques de l'instruments...chaque élève développe inévitablement des défauts de jeu qui lui sont propres. Seul la présence physique d'un professeur peut corriger cela.
b]Apparemment tu ne joues pas que du piano… Quels sont tes autres instruments?
On ne peut pas dire que je pratique d'autres instruments...je bricole...un peu de guitare, juste ce qu'il faut pour faire des prises dans mes maquettes, un peu de batterie, mais vraiment un peu.... j'ai pas mal pratiqué le chant étant étudiant (je parle du chant lyrique) mais il n'en reste pas grand chose, je n'ai pas entretenu ce coté là...
Des inspirations, des modèles ? Bill Evans, Beatles, Billie Holiday (Herbert Leonard) ?
Hihihi!!! Sérieusement, Bill Evans est un modèle absolu de beauté pianistique en jazz pour moi... je l'écoute beaucoup, j'imagine que ça doit ressortir de temps à autre mais il y a aussi Keith Jarett, Herbie Hanckok...)...les Beatles, je pense que toute la musique qui a suivit est au moins un peu influencée par eux...ils ont ouvert une brèche et tout le monde s'est engouffré dedans, avec plus ou moins de bonheur. Les Beatles, leur créativité, tout ce qu'ils ont généré, leur personnalité aussi, me fascinent. L'anthologie en DVD, je ne me lasse pas de la regarder.... j'écoute beaucoup de choses très différentes...ça va de Purcell à Hendrix de Stravinsky à Messiaen, en passant par Bjork, Prince, les Beatles, Miles Davis, Coltrane, Steve Coleman...c'est interminable comme liste...
Tu conseilles d’écouter Jérôme Attal (album « live » sorti en juin 2004)… à priori ce sont ses textes et sa manière d’être qui t’ont plu…
Non, je ne conseille rien, moi...je dis simplement que j'aime beaucoup son travail. Sur le plan musical, ce qui me séduit d'emblée c'est que son groupe est un vrai groupe, compact, cohérent, pas un conglomérat de musiciens venus cachetonner...et ça s'entend, bien sûr. Il y a tout un tas de références dans cette musique, ça va de Cure aux BOF comme il pouvait y avoir dans le cinéma de Lautner, par exemple....de même pour les textes. Ca peut être très vite agaçant ces références permanentes à des gens comme Cocteau, à Lacan, ou d'autres....ça fait un peu étalage de culture gratuite....mais justement c'est là qu'Attal marque sa différence. Il y va à fond, ne craint pas de "caresser" la caricature...il assume, et du coup on entre réellement dans son univers propre...les références ne sont que des portes d'entrées chez Attal. Rien de plus. C'est à cause de ce dandysme assumé qu'on évoque souvent de Gainsbourg quand on parle d'Attal. Artistiquement, ils sont pourtant extrêmement differents. Pour moi, il se rapprocherait plus d'Yves Simon.... même vocalement d'ailleurs... des chansons comme "racontes toi" ou "j'ai rêvé New York " ont sans doute marqué de leurs empreinte l'univers attalien. Yves Simon est un immense personnage de la chanson française... il n'a pas la place qu'il mérite, un peu oublié...c'est dommage. Attal se fait la sienne. Je serais surpris qu’on n’en reparle pas un jour de ce garçon.
Attaches-tu plus d’importance aux textes ou au côté technique, par déformation professionnelle?
Non, pour moi, une chanson c'est un tout cohérent...même si le texte est bon et la musique est bonne, ça ne suffit pas...il faut qu'ils respirent ensemble. C'est tout le challenge d'une chanson justement. Nougaro maîtrisait cela magnifiquement... le texte était musique déjà...Chez Brassens aussi...et pourtant le coté musical était très dépouillé, si on veut dissocier les deux aspects...au final pourtant les chansons étaient cohérentes. Il n'y a pas de règles, juste une alchimie à trouver une articulation naturelle entre texte et musique... ensuite vient l'interprétation, qui a aussi son importance, mais je dois avouer que c'est assez secondaire pour moi. Je m'attache en général à l'aspect "création brute", plutôt qu'au rendu final...
Tu écris des textes également…. Depuis toujours ?
Oui, enfin depuis très jeune en tout cas...j'ai dû écrire ma première chanson à l'age de douze ans, par là...j'en ai encore de vagues souvenir, mais ça ne devait pas être très bon...c'était même certainement pourri. Mais il faut bien commencer un jour, et au fil des textes, on progresse...j'ai encore énormément de travail à faire avant de pouvoir prétendre écrire des textes convenables, à mes yeux.
D’ailleurs une de tes chansons s’intitule « Elisa dit oui », une influence gainsbourienne ?
Oui et non...le clin d'oeil est évident, bien sur. Mais en fait Elisa c'est à la fois le nom de la jeune femme que rencontre le personnage et le nom du cadeau d'adieu qu'elle lui fait...Elisa c'est le nom que l'on donne au test de dépistage du VIH...cette chanson traite du vécu de l'annonce de la séropositivité, c'est une des plus sombres que j'ai pu écrire. Elle date de l'époque où je militais à AIDES. L'histoire de cette chanson, je l'entendais en réel plusieurs fois par semaine...c'est presque documentaire. Elisa dit oui, c'est une très mauvaise nouvelle finalement.
Et si je te parle d’une chanson intitulée « 20 cm » interprétée lors d’un concert de –M- un mercredi 31 mars aux herbiers ?
Je vais encore passer pour un mytho.... tout est parti d'un pari débile avec un pote. J'avais donc parié que je chanterais une de mes chansons au concert de M aux Herbiers...et j'ai horreur de perdre. La question c'était : laquelle jouer? je me suis dit: plutôt qu'arriver en faisant le mec qui se la pète, je vais prendre une chanson un peu plus rigolote, au moins ça fera marrer le public, qui de toute manière n'est pas là pour ça...autant être distrayant. La chanson (dont j'avais publié le texte sur le forum) raconte l'histoire d'un mec qui se fait plaquer en série, à cause de la taille de son sexe...mouais. Bref, je suis donc monté sur scène, Matthieu me demande ce que je vais jouer (là, j'ai vraiment l'impression d'être à l'école des fans). Je lui réponds "une de mes chansons"..."et ça s'appelle comment?"..."20 centimètres ..." Et là, léger blanc de Matthieu qui finit par lâcher avec un petit sourire en coin "c'est très bien ça..." c'était assez surréaliste comme situation en fait...je pense qu'à cet instant il a du se demander si il avait bien fait de me faire monter. Ca restera un excellent souvenir pour moi, même si j'aurais aimé avoir une photo de cet instant... (Ne serait ce que pour faire taire les mauvaises langues).
Un rêve, un souhait pour ta future carrière?
Un rêve? Plein!!! Si je commence à faire la liste on y sera encore demain... un souhait, c'est plus simple déjà...arriver à me placer dans un petit label ça serait déjà un bon groove.
C’est tout le mal que l’on te souhaite !
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